Bio

Je suis née à Paris dans une famille française d’origine italienne. Quand mes parents se rencontrent, mon père est jeune, pauvre et marqué par une enfance terrifiante. C’est un bon vivant et un travailleur acharné. Ma mère, plus réservée, italienne naturalisée française à 21 ans, est pauvre et vient d’une enfance plein d’effroi aussi. Elle a la même niaque. Les deux enfants “abandonnés” se trouvent. Et puis, j’arrive.

Dès l’enfance, je suis sensible, attirée par la danse, l’art dramatique et les comédies musicales. Lorsque j’ai 10 ans, ma mère, dépressive, à la limite de l’autisme, entame une thérapie pour guérir de ses blessures. Nous sommes au début des années 70. C’est une démarche hors du commun pour quelqu’un de son milieu.

Même s’ils m’aiment, mes parents, aux prises avec leur propre souffrance, ne peuvent ni me voir, ni m’entendre.

Jeune adulte, je suis blindée sous une carapace. Je ne m’aime pas. Ma mère, qui voit mon malaise grandissant, m’incite à consulter un thérapeute. J’ai 22 ans et c’est le début d’un long cheminement pour trouver ma place par rapport à l’autre, moi qui place les besoins des autres avant les miens.

Je rêve d’être actrice mais le besoin de me conformer est plus fort. Je travaille en tant que secrétaire avant de me former sur le tas et devenir journaliste d’entreprise dans des multinationales.

Les années passent.

2004 marque un tournant, une renaissance. Je vis la fin d’une relation toxique. Surtout, je reçois le diagnostic d’un cancer du sein. Sous le choc, je rencontre le yoga à travers Aline Frati, une professeure qui enseigne depuis près de 40 ans, à Paris. J’ai un coup de foudre pour le yoga hors du commun qu’Aline enseigne, à la fois doux et profond. Je prends conscience que les émotions réprimées se logent dans le corps. Aline m’aide à trouver le chemin de la guérison et à me reconnecter avec ma passion pour le mouvement, la danse, l’art. Je change mon alimentation, prends le temps de vivre, de me promener, de danser…

Un jour, Aline m’encourage à enseigner le yoga. Il n’est plus question de revenir à la vie corporate aseptisée.

Je rencontre mon mari, un Américain qui vit à Atlanta dans l’Etat de la Géorgie. En 2006, je fais le grand saut et m’installe de l’autre côté de l’Atlantique. Là, je me forme à la yoga thérapie et à la thérapie Gestalt, une thérapie basée sur la prise de conscience du ressenti, “l’awareness”.

Yoga for Renewal naît.

2014 marque un nouveau cataclysme, une nouvelle renaissance. Après avoir porté mon mari à bout de bras, je vais jusqu’au bout de mes forces pour que nous achetions une maison. C’est son rêve à lui, pas le mien. Je me sépare tandis que j’apprends mon diagnostic d’un nouveau cancer du sein et le diagnostic du cancer du poumon de mon père.

Je sors de ces épreuves avec une envie plus grande de prendre ma place, de sortir de la soumission et du “faire plaisir”. Il s’agit aussi de trouver ma voie en tant que yoga thérapeute. Un psychothérapeute parisien et ma pratique du yoga m’accompagnent dans cette nouvelle étape de guérison et de construction.

J’ajoute un “cercle de parole” dans chaque session de yoga thérapie que j’enseigne où j’invite les personnes à se dire. Le yoga, c’est pour lâcher les tensions, dénouer et connecter avec les émotions enfouies dans le corps et entendre les messages du corps. Le cercle de parole, c’est pour apprivoiser son histoire, la verbaliser et imaginer qu’elle peut être entendue. Yoga for Renewal, ce sont ces deux approches réunies en une seule.

Depuis 2020, j’anime un atelier de discussion que j’ai créé, Parlons bien-être, en plus des cours et des ateliers de yoga thérapeutique que j’enseigne. A travers des échanges, j’y transmets la manière dont je me suis construite, dont j’ai trouvé la guérison et ma place, pour que d’autres puissent guérir, trouver plus de satisfaction dans leur vie et trouver leur place.

Je suis yoga thérapeute certifiée par l’International Association of Yoga Therapists (IAYT), et professeure de yoga membre de Yoga Alliance (YA). Mon enseignement en yoga thérapie est basé sur ma certification IAYT, non en ma qualité de membre de YA.

Photo: © Fernando Decillis.